Mise
en garde
Cette page
n'est pas un " manuel de dopage "
mais juste un moyen d'informer mes
collègues médecins des combines des
cyclistes pour éviter d'être
"complice à leur insu" de dopage |
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L'ancien cycliste Pro
Philippe Gaumont a révélé dans le journal
Le Monde du 15 avril 2004 comment
il a contourné les contrôles antidopage pendant
des années tout en continuant à "se
charger".
selon lui :
- "Tout
d'abord, il y a des produits que l'on ne sait
pas déceler, comme l'hormone de croissance, que
les coureurs utilisent comme ils le veulent.
- Pour
la testostérone, iI suffit de piquer une
capsule de Pantestone pour en extraire le
contenu et se l'administrer sous la
langue.
- En
revanche, depuis que l'EPO est détectable, on
ne peut plus en prendre pendant les courses.
Pendant les trois semaines du Tour, ses effets
vont s'atténuer au fil des jours. D'où
l'intérêt de recourir aux autotransfusions
qui, elles, restent indétectables."
et il détaille aussi
comment
pourvoir utiliser des produits interdits par le
recours "ordonnances masquantes".
"Voilà
comment ça se passe : le médecin de l'équipe
t'envoie voir un allergologue, c'est obligatoire.
Celui-ci constate que tu es sensible aux acariens
et te prescrit un spray.
On
avait la consigne à chaque fois de demander à
tout prix du Nasacort. Pourquoi ? Car c'est un
spray qui permet de masquer la cortisone. Quand on
va au contrôle, on déclare qu'on est allergique
aux acariens, qu'on a une prescription de Nasacort
et qu'on en a pris le matin par voie nasale. Et à
côté, on a pu se faire tranquillement une
injection de Kenacort [produit interdit], car, au
contrôle, on ne sait pas faire la différence
entre le spray et l'injection."
et il y a encore
plus mesquin
Ensuite,
le médecin t'envoie vers un dermatologue. Tu te
grattes un peu les testicules avec du sel pour lui
montrer que tu as des rougeurs et il te prescrit
six mois de Diprosone en pommade. Comme ça,
derrière, tu peux te faire du Diprostène
[interdit] en injectable sans risquer non plus
d'être positif.
pour l'EPO la
méthode est très simple
- l'EPO restant dans
les urines 3 jours après son injection IV
- il suffit donc
d'arrêter l'EPO 3 jours avant d'aller à une
compétition
- "Un
coureur qui aura sept jours de coupure entre
deux courses pourra ainsi se recharger en EPO
tout de suite après la course et arrêtera
trois jours avant sa date d'arrivée sur la
suivante "
Pour les courses
à étapes type tour de France
- "Mise au
vert" pendant les 15 jours qui précèdent
le tour de France....
- et donc recharge
en EPO
- pour arriver au
départ avec une hématocrite juste inférieure
à 50%
- et éventuelle
transfusion après 8-10 jours car "
L'hématocrite d'un coureur qui arrive sur le
Tour après une cure d'EPO peut chuter de 50 à
44-45 au bout de dix jours de course. Avec une
poche de sang par semaine, un coureur peut se
maintenir à 50, tandis que les autres finissent
le Tour à 40 "
Tout
cela est bien triste
et
il faut militer pour des sanctions exemplaires
envers les tricheurs ( aussi bien les sportifs que
les "dealers" ....mais aussi les
"donneurs d'ordre" )
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