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L'UFC-Que
choisir a dénoncé mardi "l'irrationalité des
prescriptions de médicaments en ville", affirmant
que "les médecins ne prescrivent pas toujours les
médicaments les moins chers, voire même les plus
efficaces". Que Choisir vise nominativement un
antiagrégant plaquettaire commercialisé sous le nom
de Plavix (nom chimique = Clopidrogel)
"Concernant les
antiagrégants plaquettaires, utilisés dans la
prévention ou les suites d'un accident
cardio-vasculaire, (459 millions d'euros de chiffre
d'affaires en 2006), la forte progression des
dépenses de cette classe (+88% de 2002 à 2006) est
principalement le fait d'un médicament, le Plavix",
poursuit l'association.
"Or,
dans un nombre de cas important, l'aspirine à faible
dose, 27 fois moins chère, devrait être substituée
au Plavix", note l'UFC-Que choisir.
Selon elle, "à
qualité de soin équivalente, c'est une économie de
350 millions d'euros qui aurait pu être réalisée sur
la période 2002-2006, soit 70 millions d'euros par
an".
Une question :
si le Plavix n'était pas commercialisé par un
laboratoire français ( SANOFI) les ventes
seraient-elles aussi importantes ?
Que-Choisir pointe en
effet l''effet
délétère la pression que les laboratoires
pharmaceutiques exercent sur les médecins
en se référant aux constats de la Cour des comptes
et de l'inspection générale des affaires sociales
(IGAS)
"On
compte en France un visiteur médical pour neuf
médecins libéraux,
soit deux fois plus qu'en Angleterre et en Allemagne
et quatre fois plus qu'aux Pays-Bas", affirme
l'association.
L'UFC propose de remplacer les visiteurs médicaux
privés par 1 700 fonctionnaires gérés par la Haute
Autorité de santé (HAS) et financés par une taxe sur
le marketing des laboratoires.
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