Variole
:
La
circulaire du 27.12.85 ne fait
pas mention de la vaccination
antivariolique. En effet,
celle-ci n'est plus obligatoire
depuis la loi du 02.07.79.
Au
cas où il serait nécessaire de
recourir à nouveau à cette
protection préventive, il
convient de rappeler les
contre-indications inhérentes
à cette vaccination.
En
plus des contre-indications générales,
il faut noter trois cas qui
commandent de ne pas vacciner
contre la variole :
- les
antécédents d'encéphalopathie
;
- les
nourrissons atteints de
graves déficiences des
processus immunitaires :
rechercher l'existence d'une
polyléthalité d'origine
infectieuse dans la fratrie
; en cas de doute, dosage
des gammaglobulines et
recherche d'une lymphopénie
;
- les
sujets atteints de dermites
prurigineuses, au premier
rang, l'eczéma :
contre-indication absolue
chez l'enfant eczémateux
pour certains auteurs si
l'isolement rigoureux de
l'enfant est impossible.
Pour éviter la
contamination de la vaccine
par un membre de la famille
récemment vacciné, il faut
surseoir à la vaccination
antivariolique dans la
famille. En cas de
vaccination de masse,
l'enfant eczémateux doit être
exclu temporairement de l'école,
ne doit pas aller en colonie
de vacances, etc.
Il
existe des contre-indications
temporaires plus particulières
: pyodermites, ulcères
variqueux, brûlures, traitement
par les corticoïdes, les
antimitotiques, et autres thérapeutiques
immunodépressives (penser aux
radiations ionisantes).