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 Vaccins : les contre-indications

Sommaire Actu

Les contre-indications médicales

Vaccins Bactériens Vaccins Viraux Pathologies en cours

Vaccins bactériens

Anatoxines :

  • tétanique : aucune contre-indication ;
  • diphtérique : aucune contre-indication.

Vaccins bactériens inactivés :

  • Vaccin coquelucheux :
    • encéphalopathie évolutive convulsivante ou non ;
    • forte réaction consécutive à une injection antérieure de vaccin coquelucheux : convulsion, fièvre supérieure ou égale à 40 °C, état de choc survenus dans les 48 heures après l'injection.
  • Vaccin cholérique :
    • forte réaction après une injection antérieure ;
    • vaccination amarile datant de moins de 3 semaines.
  • Vaccin contre la brucellose :
    • test intra-dermique à l'antigène spécifique positif. Ce test doit être pratiqué systématiquement ;
    • il est préférable, en raison du risque de réaction générale, de s'abstenir de vacciner les femmes enceintes.
  • Vaccin contre la leptospirose :
    • forte réaction après une injection antérieure.

Vaccins polyosidiques :

  • Vaccin pneumococcique :
    • injection antérieure datant de moins de 3 ans.
  • Vaccin méningococcique (A + B) :
    • pas de contre-indication.
  • Vaccin typhoïdique VI :
    • pas de contre-indication.
  • Vaccin Haemophilus PRP-T :
    • pas de contre-indication.

Vaccins viraux

Vaccins à virus vivants atténués :
  • Vaccin poliomyélitique buccal :
    • déficit immunitaire congénital ou acquis chez le sujet à vacciner ou dans son entourage ;
    • grossesse. Toutefois, aucun effet tératogène n'ayant été observé chez les nouveau-nés issus de mères vaccinées par mégarde pendant une grossesse, une vaccination en début de gestation méconnue ne justifie pas de conseiller une interruption de grossesse.

    Dans ces deux cas, utiliser le vaccin inactivé.

  • Vaccin contre la rubéole :
    • déficit immunitaire congénital ou acquis ;
    • injection récente d'immunoglobulines ;
    • grossesse. Toutefois, une vaccination en début de gestation méconnue ne justifie pas de conseiller une interruption de grossesse.
  • Vaccin contre la rougeole :
    • déficit immunitaire congénital ou acquis ;
    • injection récente d'immunoglobulines ;
    • grossesse. Toutefois, une vaccination en début de gestation méconnue ne justifie pas de conseiller une interruption de grossesse.
  • Vaccin contre les oreillons :
    • déficit immunitaire congénital ou acquis ;
    • allergie vraie aux protéines d'oeufs (réaction anaphylactique après ingestion d'oeuf) ;
    • injection récente d'immunoglobulines ;
    • grossesse. Toutefois, une vaccination en début de gestation méconnue ne justifie pas de conseiller une interruption de grossesse.
  • Vaccin amaril :
    • déficit immunitaire congénital ou acquis ;
    • toute affection maligne évolutive ;
    • allergie vraie aux oeufs ;
    • vaccination cholérique datant de moins de 3 semaines ;
    • enfant de moins de 6 mois ;
    • grossesse, sauf risque épidémique.
Vaccins à virus tués ou inactivés :
  • Vaccin poliomyélitique injectable :
    • aucune contre-indication.
  • Vaccin grippal :
    • allergie vraie aux protéines d'oeufs (réaction anaphylactique après ingestion d'oeufs).
  • Vaccin rabique :
    • aucune contre-indication.
  • Vaccin contre l'hépatite A :
    • aucune contre-indication.
  • Vaccin contre l'hépatite B :
    • aucune contre-indication.

Pathologies ou situations contre-indiquant une vaccination
  • Néphropathies :
    • TAB.
  • Maladies malignes évolutives :
    • les vaccins vivants sont habituellement contre-indiqués à l'exception du B.C.G.
  • Déficits immunitaires y compris traitements immunodépresseurs (chimiothérapie, corticothérapie, etc.) :
    • les vaccins vivants sont contre-indiqués ;
    • le B.C.G. est contre-indiqué seulement en cas de déficit de l'immunité cellulaire.
  • Cardiopathies / Insuffisance respiratoire :
    • pas de contre-indication.
  • Maladies allergiques :
    • seules les réactions anaphylactiques à un vaccin lors d'une injection antérieure contre-indiquent les injections suivantes de ce même vaccin ;
    • chez les grands allergiques, il est souhaitable de faire un test préalable.
  • Affections neurologiques évolutives :
    • la vaccination coquelucheuse est contre-indiquée ;
    • les antécédents de convulsions non liées à une vaccination ne sont pas eux-mêmes une contre-indication aux vaccinations ;
    • sur ce terrain, il peut être utile d'associer aux vaccinations coquelucheuse et rougeoleuse un traitement anticonvulsivant de courte durée.
  • Dermatose / Eczéma
    • pas de contre-indication (sauf vaccination antivariolique, cf. plus bas).
  • Grossesse :
    • les vaccins viraux vivants constituent une contre-indication de principe. Toutefois, une vaccination faite au début de gestation méconnue ne justifie pas de conseiller une interruption de grossesse.
  • Immunoglobulines :
    • les vaccins viraux suivants : rougeole, rubéole et oreillons sont contre-indiqués après l'injection d'immunoglobulines polyvalentes ou spécifiques pendant un délai minimal de 6 semaines et de préférence de 3 mois, en raison du risque d'échec. Si cette injection d'immunoglobulines est impérative, il faudra revacciner. Après ces vaccinations, attendre 2 semaines pour injecter des immunoglobulines.
  • Infection à VIH :Le Comité Technique des Vaccinations a émis l'avis suivant : Pas de contre-indication pour les vaccins tués, ni pour les anatoxines. Pour les vaccins vivants, les contre-indications dépendent de l'état immunitaire et l'indication doit être posée par une équipe spécialisée.
  • Variole :

    La circulaire du 27.12.85 ne fait pas mention de la vaccination antivariolique. En effet, celle-ci n'est plus obligatoire depuis la loi du 02.07.79.

    Au cas où il serait nécessaire de recourir à nouveau à cette protection préventive, il convient de rappeler les contre-indications inhérentes à cette vaccination.

    En plus des contre-indications générales, il faut noter trois cas qui commandent de ne pas vacciner contre la variole :

    • les antécédents d'encéphalopathie ;
    • les nourrissons atteints de graves déficiences des processus immunitaires : rechercher l'existence d'une polyléthalité d'origine infectieuse dans la fratrie ; en cas de doute, dosage des gammaglobulines et recherche d'une lymphopénie ;
    • les sujets atteints de dermites prurigineuses, au premier rang, l'eczéma : contre-indication absolue chez l'enfant eczémateux pour certains auteurs si l'isolement rigoureux de l'enfant est impossible. Pour éviter la contamination de la vaccine par un membre de la famille récemment vacciné, il faut surseoir à la vaccination antivariolique dans la famille. En cas de vaccination de masse, l'enfant eczémateux doit être exclu temporairement de l'école, ne doit pas aller en colonie de vacances, etc.

    Il existe des contre-indications temporaires plus particulières : pyodermites, ulcères variqueux, brûlures, traitement par les corticoïdes, les antimitotiques, et autres thérapeutiques immunodépressives (penser aux radiations ionisantes).

 

 

 

 

  Copyright  Dr Gilles PERRIN - janvier 2007